La suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales est désormais généralisée, mais ce dispositif ne s’applique pas automatiquement aux résidences secondaires. Certaines communes imposent même une majoration sur ces logements, tandis que des cas d’exonération subsistent pour des profils spécifiques.
En 2025, les règles évoluent encore, créant des situations contrastées selon le type de bien et le profil du propriétaire. Les démarches à effectuer, les critères d’exonération et les conséquences en cas de non-paiement varient d’un cas à l’autre.
Taxe d’habitation en 2025 : ce qui change et ce qui reste pour les résidences secondaires
En 2025, la taxe d’habitation s’efface pour presque tous ceux qui vivent dans leur résidence principale. Les propriétaires de résidences secondaires, en revanche, demeurent soumis à cette obligation fiscale. La loi finances pour 2025 n’a pas étendu la suppression à ces logements, maintenant ainsi la distinction entre bien principal et résidence d’appoint.
Les communes disposent d’une liberté réelle pour fixer le montant de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires. Voici les grands axes à retenir :
- Dans les zones tendues, une surtaxe peut grimper jusqu’à 60 %, conformément à l’article 16 de la dernière loi finances. L’objectif : contenir la vacance locative et renforcer les ressources des collectivités territoriales.
- Dans d’autres secteurs, notamment en zone de revitalisation rurale ou sous le dispositif France ruralités revitalisation, une exonération ou une fiscalité adoucie peut s’appliquer.
Ce que la réforme change pour les propriétaires
Voici les conséquences concrètes de la réforme pour les détenteurs d’une résidence secondaire :
- La suppression ne s’applique pas : la taxe d’habitation reste due sur les résidences secondaires.
- En fonction de la localisation du bien, certaines communes introduisent une surtaxe, qui majore l’imposition annuelle.
- Les collectivités locales disposent d’une latitude élargie pour ajuster les taux, dans le cadre fixé par le législateur.
La réforme de la taxe d’habitation acte donc une séparation nette entre fiscalité du logement principal et celle du secondaire. Dans ce contexte, chaque commune module sa politique en fonction de ses besoins et de la pression sur le marché immobilier local. Une résidence secondaire peut ainsi devenir une source de recettes pour la collectivité, ou un levier pour lutter contre la spéculation et la vacance.
Qui doit payer la taxe d’habitation sur une résidence secondaire ? Cas particuliers et exceptions
La taxe d’habitation sur les résidences secondaires s’adresse avant tout aux personnes suivantes :
- Le propriétaire ou usufruitier d’un bien non occupé à titre de résidence principale.
- Le locataire, si le bail lui octroie la jouissance effective du logement au 1er janvier de l’année d’imposition.
- Les dépendances rattachées au logement (garage, box, parking), soumises au même régime fiscal.
Certains cas particuliers viennent nuancer ce tableau. Par exemple, si le logement fait l’objet d’une location saisonnière, il reste taxable, sauf si le propriétaire démontre qu’il relève du statut de meublé de tourisme classé, qui répond à d’autres règles fiscales. Pour les biens inoccupés depuis plus d’un an en zone de tension immobilière, la TLV (taxe sur les logements vacants) prend le relais, à condition de remplir les critères spécifiques. La TLV ne s’ajoute pas à la taxe d’habitation mais s’y substitue dans ces situations.
N’oubliez pas : chaque année, la déclaration d’occupation adressée à l’administration fiscale reste obligatoire. Cette déclaration détermine la nature de l’usage et permet d’actualiser l’imposition. Toute omission expose à une taxation par défaut, souvent moins avantageuse pour le propriétaire.
Exonérations, démarches et recours : comment s’y retrouver quand on est propriétaire
Pour le propriétaire d’une résidence secondaire, les possibilités d’exonération ou de dégrèvement existent, mais restent limitées à des situations très encadrées. La taxe d’habitation pour résidence secondaire subsiste, sauf conditions particulières. Quelques profils peuvent prétendre à un allègement :
- Entrée en maison de retraite ou en EHPAD : à condition que l’ancien domicile reste inoccupé et ne soit pas reloué pendant toute la durée du séjour.
- Expatriation professionnelle : une exonération peut être envisagée si l’activité à l’étranger impose l’inoccupation du bien, sur présentation de justificatifs probants au service des impôts.
D’autres cas relèvent du dégrèvement temporaire, par exemple en cas de vacance involontaire du logement pour une raison indépendante de la volonté du propriétaire. Il faut noter que l’abattement, lui, reste réservé aux résidences principales, la législation ne l’ayant pas étendu aux résidences secondaires.
Démarches à entreprendre
Toute demande passe par le centre des impôts. Il faut transmettre une déclaration d’occupation à jour, assortie de tous les justificatifs nécessaires. Les délais sont stricts et chaque cas réclame une lecture attentive de l’avis d’imposition. Pour toute contestation, une réclamation écrite s’impose, à déposer en ligne ou par courrier recommandé, en détaillant précisément les éléments du dossier. Prendre contact avec un agent du service des impôts peut éviter bien des erreurs de procédure.
Le paiement de la taxe d’habitation sur une résidence secondaire peut s’organiser via la mensualisation ou le prélèvement automatique, une solution qui simplifie la gestion et limite les oublis. Les recours existent, mais ils exigent rigueur et promptitude.
Questions fréquentes sur la taxe d’habitation des résidences secondaires
Comment le montant de la taxe d’habitation est-il calculé pour une résidence secondaire ?
Le montant de la taxe d’habitation d’une résidence secondaire dépend de la valeur locative cadastrale du logement. La commune applique un taux d’imposition qui varie selon le choix du conseil municipal et les besoins budgétaires des collectivités territoriales. Ce système explique les écarts parfois importants d’une commune à l’autre.
Des abattements ou exonérations sont-ils envisageables ?
La suppression de la taxe d’habitation ne concerne que la résidence principale. Pour une résidence secondaire, aucun abattement ni exonération automatique. Seuls certains motifs, comme un séjour en maison de retraite ou une vacance indépendante de la volonté du propriétaire, permettent d’obtenir un allègement, sous réserve d’une demande et d’un examen du dossier par le service des impôts.
Quelles démarches en cas de contestation ?
Pour contester, il faut adresser une réclamation au centre des impôts mentionné sur l’avis d’imposition, accompagnée de tous les documents nécessaires (justificatifs d’occupation, de vacance ou éléments de situation personnelle). Le service des impôts étudie la demande au cas par cas.
Pour résumer les points à surveiller chaque année :
- La valeur locative cadastrale constitue la base du calcul.
- Le taux dépend du choix de la commune.
- Consultez chaque année votre avis taxe habitation afin de suivre l’évolution de votre imposition.
Face à une fiscalité mouvante, la résidence secondaire s’impose comme un enjeu de gestion pour les propriétaires, et une pièce maîtresse dans le budget de nombreuses communes. Ce jeu d’équilibre, entre pression locale et stratégie fiscale, façonne le paysage immobilier de demain.


