Comment l’association Andes lutte contre le gaspillage alimentaire

23 janvier 2026

À Marseille, la question du gaspillage alimentaire est toujours d’actualité. Au marché d’intérêt national de la ville, les acheteurs classiques (restaurateurs, épiciers et fleuristes) viennent s’approvisionner en produits frais. Cependant, ils se sont glissés des négociateurs assez particuliers : des membres de l’association Andes dont le but est de lutter contre le gaspillage. Leur mode d’action : trouver des produits au meilleur prix et surtout se fournir en produits frais tout en récupérant les invendus avant qu’ils ne soient jetés.

Un tri rigoureux des produits

Très tôt le matin, l’entrepôt du Min d’Aix-Marseille s’active. Sur les palettes, fruits et légumes attendent leur sort sous l’œil attentif de l’équipe d’Andes. Chaque cageot est inspecté, chaque pièce jugée, la mission ne laisse place ni au hasard ni à la défaillance : tout ce qui mérite une seconde chance sera redistribué. Les denrées triées rejoignent ensuite les rayons des 50 épiceries solidaires affiliées à Andes, mais aussi les réserves de la Croix Rouge, du Secours populaire, des centres d’hébergement ou encore ceux d’Emmaüs. Grâce à ce réseau souple, la marchandise arrive là où elle compte vraiment. À Marseille, par exemple, le restaurant Maavar s’appuie chaque jour sur les fruits et légumes fournis par Andes pour nourrir des personnes sans abri ou privées de ressources.

En moyenne, sur près de 200 tonnes de produits livrés quotidiennement sur le marché, 60 tonnes sont sauvées grâce à Andes. Cela représente près d’un tiers des fruits et légumes sélectionnés au petit matin. Ce qui reste du stock est acheté avec le concours des collectivités publiques, qu’il s’agisse de l’État, du département, de la région ou de la ville. Mais à côté de ce dispositif logistique, c’est aussi une véritable aventure humaine qui se déroule. Parmi l’équipe fixe de quatre salariés, une dizaine de personnes supplémentaires, dont sept sont en CDD, épaulent l’activité, renforcent les rangs, se forment à la logistique et tissent des liens solides autour des palettes et du tri.

Fournir une alimentation de qualité

Pour beaucoup, trier signifie sélectionner ce qu’il reste. Mais Lorsqu’on parle de tri, on ne ringardise pas forcément le processus et ce qui pourrait en découler. Dans les faits, ce travail d’Andes redonne du sens à la notion même de récupération : ici, ceux qui sont recrutés en CDD, souvent tenus à l’écart de l’emploi, bénéficient d’un accompagnement personnalisé par une conseillère socioprofessionnelle. Elle les aide à rebondir, à construire un projet, à décrocher un emploi stable ou à entreprendre une formation. Cette expérience marque souvent un déclic. Côté solidarité, Andes assure chaque semaine une diversité d’aliments pour tous les bénéficiaires : fruits, légumes, mais aussi œufs, chocolat, boissons ou poissons surgelés, grâce à l’appui des partenaires régionaux. Ce double engagement, limiter le gaspillage, renforcer la cohésion sociale, trace un chemin direct entre denrées sauvées et impact durable. Dans cette organisation, chaque tonne récupérée ne fait pas que remplir une assiette : elle remet de la dignité et du lien au centre du jeu. Finalement, une simple palette de légumes abîmés peut offrir, très concrètement, la chance d’un nouveau départ. Voilà comment, au fil des jours, le gaspillage recule tandis que la solidarité s’ancre, solide comme un entrepôt à l’aube.

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