Troubles mentaux chez l’enfant: les trois plus courants à connaître

8 février 2026

Un enfant sur huit présente des troubles psychiques avant l’adolescence. Les signes passent souvent inaperçus, masqués par des comportements courants ou minimisés par l’entourage. L’absence de diagnostic précoce retarde la prise en charge et aggrave les difficultés.Certains symptômes, pourtant fréquents, restent encore mal compris par les parents et les enseignants. Des ressources existent pour repérer ces signaux d’alerte et offrir un accompagnement adapté à chaque situation.

Comprendre la souffrance psychologique chez l’enfant : pourquoi il faut rester attentif

La santé mentale d’un enfant ne s’évalue pas à l’aune de l’absence de symptômes criants. L’âge tendre confronte à des vulnérabilités propres, parfois invisibles. Rappel d’ampleur : près d’un cinquième des enfants dans le monde rencontre une difficulté psychique dès ses premières années, selon l’Organisation mondiale de la santé. Dans l’hexagone, l’étude Enabee conduite par Santé publique France éclaire le constat : environ un élève sur huit connaît une altération probable de sa santé mentale.

Ces troubles agissent souvent en silence. Ils s’expriment parfois par un repli sur soi, des nuits agitées, une irritabilité inhabituelle ou une baisse du niveau scolaire. Le quotidien perd alors sa fluidité, en famille comme à l’école.

Pour saisir ces signaux de souffrance, il convient d’être attentif aux petits changements qui n’attirent pas d’emblée l’attention. Les conclusions de l’étude Enabee rendent un verdict sans appel : la santé mentale des plus jeunes concerne tous les adultes présents autour d’eux. C’est un enjeu collectif, qui se joue à chaque étape de vie.

Voilà ce que met en jeu la capacité de repérer tôt le malaise psychique :

  • Passer à côté d’un trouble mental expose l’enfant à des difficultés scolaires accrues.
  • Un accompagnement tardif facilite l’installation de difficultés persistantes.
  • Lorsque le dépistage intervient rapidement, il devient possible d’agir de façon ajustée.

La santé mentale des enfants, longtemps minimisée, réclame aujourd’hui une attention constante. Cette vigilance se partage entre les familles, les soignants et l’équipe éducative.

Quels sont les trois troubles mentaux les plus fréquents chez l’enfant ?

Trois grands diagnostics reviennent de façon récurrente : déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), troubles anxieux et troubles du comportement. Il ne s’agit jamais de catégories figées : ces pathologies bouleversent la vie quotidienne, à la maison comme à l’école.

Le TDAH se manifeste par des difficultés flagrantes de concentration, une agitation qui déborde du cadre et une impulsivité qui surprend. L’enfant s’éparpille, commence une tâche sans la terminer, coupe la parole, a du mal à attendre son tour. Souvent, c’est l’enseignant qui sonne l’alerte en constatant le fossé avec le reste de la classe. Ce trouble s’installe dans l’enfance et peut perdurer jusqu’à l’âge adulte.

Les troubles anxieux n’ont pas un seul visage : anxiété répétée, peurs envahissantes, stratégies d’évitement, voire crises d’angoisse sont à l’œuvre. Aller à l’école tourne à l’épreuve, les séparations même brèves sont sources d’inquiétude. À long terme, le poids sur la scolarité et les relations sociales est considérable.

Les troubles du comportement, enfin, se lisent dans les accès de colère, la provocation, les passages à l’acte. Un enfant multiplie les conflits, rejette l’autorité ou entreprend des actions à risque : le climat familial et scolaire s’en trouve parfois déstabilisé. Ils sont suffisamment répandus pour réclamer une observation attentive.

Pour distinguer plus précisément la nature de ces troubles, voici un aperçu de leurs manifestations courantes :

  • TDAH : difficultés à maintenir l’attention, agitation motrice, prises de décision impulsives
  • Troubles anxieux : peurs qui persistent, anxiété de séparation, inquiétudes incontrôlables
  • Troubles du comportement : hostilité, défi aux règles, comportements dangereux

Reconnaître les signes qui doivent alerter les parents

La santé mentale des enfants se lit d’abord dans le changement de comportement avant même les mots. Un enfant nerveux sans raison apparente, des colères qui se répètent, une tristesse installée : ces mouvements internes sont souvent les premiers clignotants. Les adultes présents auprès de l’enfant, au premier rang desquels les parents, sont les mieux placés pour percevoir l’alerte.

D’autres manifestations concrètes interpellent lorsqu’elles s’inscrivent dans la durée : troubles du sommeil, retrait des activités habituelles, isolement qui se creuse. Des performances scolaires qui chutent, des altercations ou des conflits répétés à l’école, un refus catégorique d’y aller : autant de situations qui peuvent signaler un mal-être profond.

Il existe plusieurs signaux à surveiller, particulièrement s’ils s’accumulent ou évoluent avec le temps :

  • Variations soudaines d’humeur et comportements imprévisibles
  • Irritabilité notable, anxiété qui s’intensifie, peurs répétitives
  • Difficultés marquées à se concentrer, agitation motrice excessive
  • Isolement du groupe d’amis, rupture soudaine des relations
  • Discours négatif persistant, allusions sur la disparition ou la dévalorisation

Face à ces signaux, surtout s’ils sont intenses ou durent plusieurs semaines, il ne faut pas attendre pour solliciter l’avis d’un professionnel de santé. D’après les récentes enquêtes, environ 13% des enfants en France seraient concernés par un trouble probable de santé mentale. Prendre ces alertes au sérieux, c’est limiter l’impact sur l’école, la vie à la maison et l’équilibre psychique à long terme.

Fille de 12 ans assise sur un canapé à la maison

Ressources et conseils pratiques pour accompagner son enfant au quotidien

Quand un trouble mental s’installe dans la vie familiale, chaque journée devient une étape à franchir. La priorité : poser un cadre rassurant où l’enfant ose parler de ses peurs, exprimer ses sentiments, sans crainte d’être jugé. Écoute, patience, disponibilité : tout compte pour l’autoriser à livrer ce qu’il ressent. Parfois, un silence en dit long : il s’agit aussi d’accepter son rythme.

Rencontrer un spécialiste très tôt peut changer la trajectoire. Pédopsychiatres, psychologues ou médecins généralistes accompagnent enfants et familles. Les centres médico-psychologiques, maisons des ados, associations, offrent des dispositifs de suivi sur mesure. Un accompagnement dans la durée, avec des échanges entre tous les intervenants, modifie le regard sur l’avenir.

Aménagements scolaires et soutien parental

L’école joue un rôle de soutien actif. Pour les enfants présentant un trouble des apprentissages ou du comportement, le cadre scolaire peut s’ajuster : via un PAP, un PAI ou un PPS, ces dispositifs permettent à l’élève de bénéficier d’adaptations, prévues par la loi, afin d’éviter les décrochages.

Voici quelques balises concrètes pour alléger le quotidien et soutenir l’enfant :

  • Établir une routine avec des horaires fixes et un environnement serein
  • Favoriser les activités physiques ou créatives adaptées à son âge
  • Encourager à maintenir, même partiellement, des liens avec ses camarades
  • Participer à des groupes de parole pour échanger entre parents et trouver du soutien

La santé mentale des élèves ne peut reposer sur une seule épaule. Avancer ensemble, entre famille, école et professionnels, ouvre à chaque enfant la perspective d’un nouvel équilibre et d’un quotidien enfin plus apaisé.

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