Malgré les mesures prises pour limiter la propagation du virus, la crise sanitaire est loin d’être terminée. Donc tout le monde veut se protéger du COVID-19 de la meilleure façon possible . Mais comment le faire ?
Avant de comparer visière et masque, il est nécessaire de saisir comment le coronavirus circule. Les études scientifiques et les retours des soignants confirment plusieurs vecteurs de transmission :
A lire en complément : Quelle contraception féminine choisir ?
- Gouttelettes projetées : Une toux, un éternuement ou même une simple expiration d’une personne contaminée suffit à disperser dans l’air de petites gouttelettes. Elles atterrissent rapidement sur les surfaces proches ou au sol, ce qui rend une conversation rapprochée particulièrement risquée.
- Contact avec des surfaces souillées : Le virus peut rester actif un certain temps sur un digicode, une poignée de caddie ou un terminal de paiement. Porter machinalement ses mains au visage après avoir touché ces surfaces peut entraîner une infection.
- Deux alternatives s’offrent alors : visière ou masque. La visière limite les projections directes, tandis que le masque, qu’il soit de type chirurgical, FFP2 ou en tissu, bloque les particules présentes dans l’air. Pour des conseils sur le nettoyage d’un masque, consultez cet article.
L’INRS recommande d’associer les deux dispositifs chaque fois que possible, et de ne jamais faire l’impasse sur les gestes barrière.
Avant de trancher entre visière et masque, il est utile de peser les atouts et limites de chacun. Voici quelques points de repère.
A voir aussi : Calories du chocolat noir : quelle quantité pour rester en forme ?
masque ou visière COVID-19 : la visière pour l’effet anti-projection
Obtenir un masque n’a rien d’évident. Face à la pénurie, bon nombre de Français cherchent des solutions alternatives et optent pour la visière en plastique.
On la croise désormais dans les entreprises, où elle équipe salariés et agents d’accueil, mais aussi chez des particuliers soucieux de réduire les risques. Mais peut-on vraiment compter dessus ?
Concrètement, une visière de protection s’apparente à un écran de plexiglas transparent, fixé par un arceau plastique sur le front. Le modèle standard couvre l’ensemble du visage, des yeux au menton. Ce dispositif a d’abord été réservé au personnel médical en contact direct avec des patients COVID, notamment dans les services de réanimation. La visière agit comme un rempart supplémentaire en couvrant les trois principales portes d’entrée du virus : les yeux, le nez, la bouche.
Sa fabrication simplifiée et son faible coût expliquent qu’elle se généralise aujourd’hui dans d’autres milieux, y compris l’industrie ou à la maison.
La visière protège-t-elle contre le coronavirus ?
L’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) précise que la visière stoppe efficacement les projections directes de grosses gouttes, comme lors d’une toux à proximité.
Mais la protection reste partielle : la visière ne fait pas barrage aux particules plus fines en suspension dans l’air, là où un masque joue un vrai rôle. Les gestes barrière demeurent donc incontournables, visière ou non.
À retenir :
Pour que la visière reste efficace, il faut la désinfecter soigneusement, recto et verso, après chaque utilisation, idéalement au moins deux fois par jour.
Où acheter une visière de protection COVID-19 ?
Les sites de vente en ligne proposent de nombreux modèles : Amazon, enseignes de bricolage, plateformes spécialisées en matériel médical.
Attention cependant aux délais de livraison : il n’est pas rare d’attendre plusieurs semaines, parfois près d’un mois, et les prix tournent autour d’une vingtaine d’euros.
Il existe aussi la possibilité de concevoir soi-même une visière maison, rapide à fabriquer et économique. Des tutoriels sont disponibles pour guider chaque étape.
Choisissez entre visière ou masque : le masque contre les particules
Qu’ils soient chirurgicaux, FFP2 ou faits maison, les masques protègent le porteur et son entourage des gouttelettes et, selon le modèle, des particules en suspension. Leur efficacité reste supérieure à celle des visières, mais tous ne se valent pas.
Est-ce que les masques protègent contre Coronavirus ?

Face au COVID-19, il existe trois grandes familles de masques :
- Masque chirurgical : conçu pour retenir les projections du porteur et limiter la contamination de l’entourage. Un patient malade le porte pour ne pas disséminer le virus autour de lui, que ce soit à la maison ou en collectivité. Son efficacité dépend d’un usage rigoureux : il faut le remplacer dès qu’il est humide ou souillé, et toujours se laver les mains avant et après manipulation.
- Masque FFP2 : ce modèle, doté d’un système filtrant, protège le porteur en filtrant efficacement les particules en suspension. Il est recommandé aux soignants et à ceux qui travaillent au contact rapproché de personnes infectées. Ce masque offre une protection plus poussée que le modèle chirurgical, mais reste difficile à supporter sur la durée. Une fois ajusté, il ne doit plus être touché.
- Masque en tissu (dit « maison ») : fabriqué à partir de coton ou d’autres textiles, parfois selon un patron certifié par l’AFNOR, il sert avant tout en contexte privé. Il limite la diffusion des gouttelettes mais filtre moins bien les particules fines. Ses performances varient selon la matière et la méthode de fabrication. L’AFNOR propose désormais une labellisation pour aider à s’y retrouver.
Où acheter des masques ? Dans quels endroits sont-ils vendus ?
Depuis le déconfinement, la question de l’approvisionnement reste tendue. La Secrétaire d’État à l’Économie, Agnès Pannier-Runacher, a annoncé un plan de production massive de masques certifiés AFNOR en France, visant la barre des 50 millions d’unités fabriquées chaque semaine à l’automne.
Pour s’y retrouver, des logos officiels indiquent désormais le nombre maximal de lavages possibles avant que le masque ne perde ses qualités de filtration.
Voici les circuits où l’on peut se procurer des masques :
- En pharmacie : prix variant entre 2 et 5 euros
- Dans les bureaux de tabac : autour de 5 euros
- En supermarché : souvent à des tarifs plus accessibles
Sur internet, il faut composer avec des délais de livraison parfois très longs. Toutes les infos sur l’achat de masques sont à retrouver ici.
En attendant, fabriquer un masque en tissu conforme aux recommandations de l’AFNOR reste une option à envisager.
Quelle est la meilleure protection entre le masque et la visière ?

Le tandem masque chirurgical et visière offre la défense la plus solide. C’est la combinaison préconisée par l’INRS pour réduire au maximum le risque d’exposition.
Concrètement, la visière protège l’ensemble du visage des projections, tandis que le masque filtre les particules en suspension dans l’air.
Il s’agit d’une solution exigeante en termes de confort, pas forcément évidente à adopter au quotidien. Toutefois, il reste possible d’utiliser l’un ou l’autre, à condition d’appliquer scrupuleusement les gestes barrières. Voici les précautions à retenir :
- Se laver les mains fréquemment à l’eau et au savon ou avec une solution hydroalcoolique
- Respecter la distance physique (au moins un mètre)
- Saluer sans contact physique
- Éviter de toucher son visage (en particulier les yeux, le nez et la bouche)
- Tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir à usage unique
- Rester à domicile en cas de symptômes
- Consulter son médecin si fièvre, toux ou difficultés respiratoires apparaissent
Quelle est la protection fournie par une visière ?
La visière réduit le risque de projections de grosses gouttes, une toux soudaine, par exemple, mais son efficacité s’arrête là. Elle ne remplace pas le masque pour la filtration des particules fines.
😷 Protéger les masques du covid-19 ?
Trois types de masques existent (chirurgical, FFP2, tissu), chacun avec son niveau de protection face au COVID-19.
👍 Quelle est la protection la plus efficace entre la visière et le masque ?
Pour se défendre efficacement, porter à la fois masque et visière reste la stratégie la plus robuste. C’est contraignant, mais pour qui vise la sécurité maximale, difficile de faire mieux.
Reste à chacun de doser entre confort, contraintes et niveau de risque accepté. Masque, visière, ou les deux : la vraie question est celle du geste répété, de la vigilance, et du respect quotidien des règles qui sauvent. Le virus, lui, ne fait pas de compromis.

